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Historique


Les informations viennent du site de Wikipédia à l'adresse suivante (au 1er janvier 2007) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Baden-Powell


Histoire de Baden Powell dit BP

 

Enfance

 
  Robert Stephenson Smyth Baden-Powell, dit « BP » (prononcer Bipi), est né le 22 février 1857 dans le quartier de Paddington à Londres. Il est le huitième des 10 enfants (dont 3 morts en bas âge) du Révérend Baden Powell, professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, et d'Henriette Grace Powell. Il est prénommé Robert Stephenson Smyth, du nom de son parrain Robert Stephenson (fils de George Stephenson), et des ses grands-parents maternels (dont l'amiral William Henri Smyth, qui est aussi géographe et astronome). Son père décède alors qu'il a 3 ans.

Baden-Powell fait ses études à Chartehouse, collège réputé pour sa discipline. Baden-Powell est un adepte de l’école buissonnière et se cache régulièrement dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.

Il n'a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l'université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans (1876).
 

Carrière militaire

  Il intègre le 13e Hussards, un régiment de cavalerie, et est dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde (alors colonie britannique). C'est pendant ses loisirs qu'il s'intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs, et qu'il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.

À l'âge de 26 ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l'occasion d'entrer en contact avec des « éclaireurs » indigènes pour lesquels il a beaucoup d'admiration. Il se perfectionne ainsi dans l'art de l'approche et de l'exploration. C'est en Afrique qu'il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.

Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple. Il passe par les Indes où il devient, entre-autres, instructeur, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie (comme agent de renseignement) et surtout en Afrique du sud.

L'événement qui le rend célèbre dans tout l'empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la guerre des Boers (contre les Hollandais). Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée depuis 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs. (cf. siège de Mafeking).

À la libération de la ville, le 16 mai 1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de Scouting (L’art des éclaireurs) dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : Aids to scouting.

 

Création du scoutisme

  À son retour au Royaume-Uni, Baden Powell est accueilli triomphalement. Il constate que Aids to scouting a un immense succès auprès des garçons britanniques et est utilisé par des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique tous les principes qu’il a observés à la guerre au service de jeunes garçons et dans une optique de paix.

« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. » Robert Baden-Powell

En 1907, alors âgé de 50 ans, il organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçon de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance.

À la suite de ce camp, Sir William Smith (fondateur des boy’s brigade) lui demande d’écrire un ouvrage sur la manière dont le scouting pouvait être adapté à la jeunesse qu’il appelle : Scouting for boys (Éclaireurs).

Avec ce livre, il tente de lancer un nouveau mouvement autonome. Il crée la base du scoutisme avec les cinq buts :

  • Santé,
  • Sens du concret,
  • Personnalité,
  • Service,
  • Sens de Dieu.

Ainsi que les dix articles de la loi scoute et la promesse scoute qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie que chaque adhérent promet d’essayer de mettre en pratique (faire de son mieux).

C’est en 1909, que les premières compagnies de guides apparaissent organisées par Agnès Baden-Powell.

En 1910, il différencie trois classes d’âge :

  • Les Louveteaux (8-11 ans)
  • Les Éclaireurs (12-17ans)
  • Les Routiers (17 ans et +)

En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n’est pas d’éclairer mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d’affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »

En 1910, sur les conseils du roi du Royaume-Uni Édouard VIII, il démissionne de l’armée pour prendre la direction du mouvement qu’il vient de lancer.

En 1912, il se marie avec Olave Saint Claire Soames, qui devient Chef-guide mondiale.

Le mouvement prend vite beaucoup d'importance, et se développe dans de nombreux pays du monde. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays. Baden-Powell y fut nommé World Chief (chef scout mondial).


1928, passage de BP au Grand Camp des Lones. En 1927, il est anobli par le roi Georges V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.

Aujourd'hui, il y a plus de 28 000 000 de scouts dans plus de 216 pays du monde entier.

 



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Les 10 articles de loi scoute

La loi scoute est la règle que chaque jeune adhérent à un mouvement scout tente de respecter. Elle fait partie comme la promesse, la vie en patrouille et les activités de plein air des principe édictés par Robert Baden-Powell dans son livre Éclaireurs édité dès 1908.

Il est important de souligner que le terme de loi chez les scouts a une toute autre signification que la loi d’un état par exemple. La loi est une série de "conseils de vie" qui sont proposés au jeune. C’est lui qui choisit de "faire de son mieux" pour suivre ces conseils, après réflexion et avec l’aide de ses chefs, de sa famille et des amis. En cas de non-respect de la loi, aucune sanction ne sera prise. Tout au plus une discussion lui permettra de prendre conscience pour faire mieux la fois suivante et ainsi de progresser. Chaque jeune a donc la possibilité de s’approprier cette loi et de la mettre en application à son rythme en fonction de ses points forts et de ses faiblesses. « La loi est notre force (...); [le scout] n'est pas gouverné par des interdictions, mais guidé par des indications positives. » BP

Si les principes fondateurs sont les mêmes, la loi scoute diffère dans son contenu et sa formulation d'un mouvement à l'autre.


 La Loi Scoute de Baden-Powell

  Baden-Powell est l'auteur de la Loi Scoute, en dix articles :
   
  1. On peut compter sur l'honneur d'un éclaireur.

  2. Un éclaireur est loyal envers le roi et ses officiers, envers ses parents, envers ses employeurs et envers ses employés.

  3. C'est le devoir d'un éclaireur d'être utile aux autres et de leur venir en aide.

  4. Un éclaireur est l'ami de tous et le frère de tous les éclaireurs à quelque classe sociale qu'ils appartiennent.

  5. Un éclaireur est courtois.

  6. Un éclaireur est un ami des animaux.

  7. Un éclaireur obéit aux ordres de ses parents, de son chef de patrouille ou de son instructeur, sans poser de question.

  8. Un éclaireur sourit et siffle quand il rencontre une difficulté.

  9. Un éclaireur est économe.

  10. Un éclaireur est propre dans ses pensées, dans ses paroles et dans ses actes.

 

Ce texte date du début du Scoutisme et dépend du contexte britannique de l'époque.


Scouts du Canada

 

Au Canada, chaque groupe d'âge a sa propre formulation de la loi scoute.

  Les Castors (garçons et filles de 7 à 8 ans)
   

Elle se limite à :

  • Le castor joue avec et comme les autres.

  Chez les louveteaux (garçons ou filles de 9 à 11 ans):
   

Le maître-mot:

  •  De notre mieux

les deux lois:

  1. Un louveteau fait toujours de son mieux.

  2. Un louveteau fait plaisir à quelqu'un chaque jour.

les 5 maximes:

  1. un louveteau pense aux autre.

  2. un louveteau garde les yeux et les oreilles grand ouverts.

  3. un louveteau est toujours propre.

  4. un louveteau dit toujours vrai.

  5. un louveteau est toujours gai.

  Les Éclaireurs( garçons ou filles de 12 à 14 ans)
   

sous la forme suivante :

  1. Le scout mérite et fait confiance.

  2. Le scout combat pour la justice.

  3. Le scout partage avec tous.

  4. Le scout est frère de tous.

  5. Le scout protège la vie.

  6. Le scout fait équipe.

  7. Le scout fait tout de son mieux.

  8. Le scout répand la joie.

  9. Le scout respecte le travail.

  10. Le scout est maître de lui-même.

  Chez les pionniers(Garçons et filles de 15 à 17 ans) et chez ainés(garçons et filles de 18 à 21 ans)
    Bien que ces groupes d'âge possède leurs propres méthodologies et soient plus axés vers le service, autant au point de vue local, national et international, ce sont ces même lois scouts qui sont mises de l'avant.
 


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La promesse de BP

Dans le scoutisme, la promesse est l'engagement que prend le jeune devant ses pairs pour marquer son adhésion à la loi et aux valeurs du mouvement. Elle fait partie des constantes de toutes les branches du scoutisme. Seule la forme change d'un mouvement à l'autre. Elle fait déjà partie, avec la loi, la vie en patrouille et les activités de grand air des principes édictés par Robert Baden-Powell dans son livre "Éclaireurs" édité dès 1908.

« Sur mon honneur, je promets de faire tous mes efforts pour :Remplir mes devoirs envers Dieu et envers le Roi, aider mon prochain en toutes circonstances et observer la Loi Scoute. »»


« Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir ! » sont les derniers mots de la lettre d'adieu que Baden-Powell adresse à l'ensemble des éclaireurs..